When heaven is missing an angel

Par Mimy

Résumé : Un petit être innocent voit le jour, apportant un rayon de lumière en ce jour sombre où quelqu'un ayant changé leur vie est arraché à ce monde.

Paring : Tiva.

Rating : K

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À travers la fenêtre donnant sur la petite pièce froide, éclairée par le vif éclat des néons, Gibbs regardait le cœur serré la jeune femme qui se battait pour sa vie. Un combat perdu d’avance, selon les médecins. Ils étaient formels. Elle avait tenu aussi longtemps qu’elle avait pu, au-delà même de toutes probabilités. Elle était là, étendue sur le lit, l’air si fragile au milieu de tous ses tubes qui la maintenait en vie. Le noir de ses cheveux se détachait sur le blanc immaculé des draps, formant une auréole sombre autour de son pâle visage. Elle avait l’air paisible. Si cela n’avait été du tube dans sa gorge qui l’aidait à respirer et des moniteurs qui attestaient que la vie habitait encore son corps meurtrit, on aurait pu la croire endormie. À ses côtés se tenait Anthony DiNozzo.

 

Le jeune homme n’avait pas fermé l’œil depuis qu’il avait reçu l’appel fatidique. Un chauffard venait de briser sa vie en ravissant celle de la femme qu’il aimait. À leur arrivé à l’hôpital, elle était en salle d’opération. Ensemble, toute l’équipe avait attendu, rongés par l’inquiétude, d’être informée de son état. Abby était en larme, lovée dans les bras de Tim, qui essayait tant bien que mal de contenir son émotion. Tony marchait de long en large dans la salle d’attente, les nerfs à vif, laissant sa frustration retomber sur quiconque lui adressait la parole. Gibbs était assis, immobile, fixant droit devant lui, un air indéchiffrable sur le visage. Jenny était assise à ses côtés et elle avait glissé sa main dans la sienne, cherchant un mince réconfort dans ce contact familier. Le docteur était apparut, le visage ravagé par la fatigue et annonciateur de mauvaises nouvelles.

 

« Nous avons fait tout ce que nous avons pu, mais les dommages cérébraux étaient trop important. Son état est stable, mais le scanner ne montre aucun signe d’activité cérébrale. C’est déjà un miracle qu’elle ait survécu jusqu’à l’hôpital et pendant l’intervention, commença celui-ci sur un ton compatissant. C’est une battante, elle a tenu bon, pour l’enfant. Elle va bien. C’est une fille et elle est parfaite, ajouta-t-il finalement »

 

Le médecin se poussa légèrement sur le côté, laissant la place à une infirmière qui s’avança et tendit l’enfant à Tony, qui n’avait jusque là pas prononcé le moindre mot. En larme, le jeune italien pris l’enfant délicatement, son regard se perdant dans les yeux sombres de la petite fille. Le regard de sa mère, pensa-t-il. Ziva. Il devait la voir.

 

« Où est-elle ? Je veux la voir, dit-il au médecin sur un ton qui n’admettait aucune réplique. »

 

Alors qu’il allait répliquer, l’homme en sarrau blanc rencontra le regard glacial de Gibbs et resta silencieux, avant d’indiquer au petit groupe de le suivre. Il les avait conduit aux soins intensifs les laissant seule derrière la vitre donnant sur la pièce où était allongée leur collègue et amie, leur précisant qu’il ne pouvait entrer qu’un seul à la fois, avant de s’éclipser.

 

Ils étaient encore là, quelques heures plus tard. Gibbs avait enlacé Jenny, à sa sortie de la chambre. Elle n’avait pu retenir ses larmes. La vue de celle, autrefois si fougueuse, qui lui avait sauvé la vie, maintenant étendue, vulnérable et brisée sur ce lit d’hôpital lui était insupportable. L’ex-marine tentait de lui apporter un peu de réconfort, caressant ses cheveux d’un mouvement apaisant, mais il avait lui-même du mal a contenir sa rage de voir celle qu’il considérait comme sa fille souffrir alors qu’il était impuissant. Ils avaient tous pu avoir un instant seul avec elle et maintenant Tony était de retour à son chevet. Le médecin était à ses côtés. L’ex-marine vit son agent lui faire signe alors que le médecin s’adressait à lui.

 

« Je reviens lorsque tout sera terminé. Il a besoin de moi, il va avoir besoin de nous tous, murmura-t-il a Jenny en relâchant son étreinte.

- Vas-y, lui répondit-elle a voix basse, essuyant les larmes qui coulaient sur ses joues. Dit-lui au revoir pour nous tous. Je serai avec Tim, Abby et Ducky, ajouta-t-elle en faisant un petit signe de tête vers le reste de l’équipe qui se tenait un peu plus loin. »

 

Gibbs s’approcha alors de sa jeune agente et il prit sa main sur la sienne. Il déposa un délicat baiser sur son front avant de lui murmurer à l’oreille :

 

« Semper Fi, Officier David. Je te serai toujours redevable, Ziva, et je veillerai sur eux, je te le promets. Tu seras bien entourée, là-haut et ici, on s’occupera bien d’eux. Tu vas nous manquer, tu sais. »

 

Il se recula pour prendre place près de Tony, le regard embué et la gorge nouée par l’émotion. Des larmes coulaient toujours sur les joues du jeune homme, allant s’écraser sur la couverture enveloppant un petit être fragile et plein de vie. Le médecin s’approcha de La jeune femme et allait éteindre le respirateur lorsque faiblement, Tony l’interrompit :

 

« Attendez, s’il vous-plait. Juste une minute. »

 

Le médecin se posta légèrement en retrait, dégageant l’espace près du lit de la jeune israélienne. Le jeune agent s’avança près d’elle, tenant sans ses bras leur petite fille, maintenant bien éveillée. Il s’assied sur le lit et serra la main de la jeune femme inconsciente dans la sienne avant de la soulever avec précaution. Leur doigts enlacés caressèrent doucement le sombre duvet recouvrant la petite tête de l’enfant, avant de tracer délicatement les traits de son visage.

 

« Ziva David, je te présente Allyson Ziva DiNozzo. C’est une battante, comme sa maman. Elle a tenu bon et grâce à toi, je peux la serrer dans mes bras. Elle est magnifique. Elle te ressemble tellement. Tu vas me manquer, mon ange. Je te promets qu’elle n’oubliera jamais sa maman, je n’oublierai jamais sa maman. Je te le promets, Ziva. Tu peux laisser aller maintenant, elle est en sécurité. Je t’aime.»

 

Les épaules secouées par les sanglots, il se recula légèrement, tenant toujours la main de sa fiancée dans la sienne, caressant sa paume avec son pouce. Il fit signe au médecin et celui-ci éteignit silencieusement les appareils qui maintenaient un souffle de vie dans le corps blessé de la jeune femme. Rapidement, le bip régulier du moniteur cardiaque se ralentit pour ne donner qu’un son continu. Une infirmière l’éteignit, plongeant la pièce dans un silence profond, interrompu seulement par le bruit des sanglots que laissait échapper le jeune italien. Il sentit son supérieur poser une main réconfortante sur son épaule et leva vers lui un regard implorant, le suppliant silencieusement de lui dire que tout cela n’était qu’un cauchemar.

 

« Ça va aller, Tony. Ça va être difficile, mais ça va aller, lui dit-il d’une voix rassurante. Tu devras aller de l’avant, pour elle, continua-t-il en posant les yeux sur le doux visage aux yeux sombres qui les regardait avec attention. Elle va nous manquer, à tous, mais tu dois continuer à vivre, pour votre petite fille. »

 

Ils restèrent ainsi, comme le voulais ses croyances, au chevet de la jeune femme qui avait marqué leur vie et qui maintenant leur avait été brutalement arrachée. Un petit être innocent était arrivé sur Terre, illuminant légèrement cette sombre journée, alors que quelqu’un d’exceptionnel devait quitter ce monde. Le paradis avait besoin d’un ange, pensa Gibbs, en quittant la pièce, soutenant un jeune homme déchiré entre le bonheur de tenir dans ses bras l’enfant qu’il avait tant attendu et la douleur de la perte de la femme qui faisait battre son cœur, laissant derrière eux le corps sans vie de la jeune israélienne en compagnie du rabbin qui veillerait à ce qu’ici, auprès des siens, elle soit enterrée selon les croyances qu’elle chérissait.

FIN

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